• Musique
  • Made in Nigiyaka
  • Jeux Video
  • Dossiers
  • Animes/Mangas
Accueil > Jeux Video > RPG > Final Fantasy VIII
logo DOCUMENT 608
Titre
Final Fantasy VIII
Année de sortie
1999 (JAP), 1999 (EUR)
Plateforme
Playstation
Editeur
Square-Enix
Concepteur
Square-Enix
Format
4 CD
Difficulté
Moyenne
Dans la même rubrique
Baten Kaitos
Final Fantasy XII - la démo !
Shin Megami Tensei III - Nocturne
Quel âge avez-vous ?
- de 15 ans
entre 15 et 17 ans
entre 18 et 21 ans
entre 22 et 25 ans
plus de 25 ans
 

Auteur de l'article : Gaignun

Après un septième épisode dont le succès avait été retentissant à travers le monde et qui avait surtout participé à la démocratisation du RPG en Europe, Final Fantasy 8 avait la lourde tâche d’être à la hauteur d’une franchise attendue désormais au tournant par les milliers de fans ; l’univers futuriste déjà installé dans les sixième et septième épisodes est poussé ici encore plus loin. Mais cette prise de risque n’est-elle pas trop dangereuse ?"

Scénario

C’est alors qu’il vient tout juste d’être promu Seed (en anglais "graine", une sorte de casque bleu dans le monde de Final Fantasy 8), que Squall Leonheart, notre héros au cœur de lion (un très mauvais jeu de mots, je vous l’accorde), agé de 17 ans, part avec ses compagnons étudiants à l’autre bout du monde afin de participer à l’escadron chargé de résoudre le conflit initié par Galbadia. Très vite, le jeune Squall et ses amis vont devoir faire face à un danger bien plus grand : une sorcière capable de voyager à travers l’espace-temps et qui menace de détruire le monde de nos héros en culotte courte.

Dans sa quête, Squall sera amené à rencontrer plusieurs personnages plus ou moins charismatiques dont la belle Rinoa Heartilly dont il va tomber sous le charme même s’il aura du mal à l’avouer.

Système de combat

Il est bien connu que le système de combat des Final Fantasy est différent à chaque épisode ; une fois n’est pas coutume, Square invente une manière original de combattre grâce à la possibilité de voler les magies de toute sorte aux ennemis. Ainsi, out les matérias, bienvenue aux associations et aux guardian forces (les nouvelles invocations). Les invocations ont un rôle beaucoup plus important que dans l’épisode précédent (à l’instar de Final Fantasy X) car grâce aux grosses bébètes dessinées par Tetsuya Nomura, vous pourrez acquérir des améliorations de statut (telles que HP + 15% ou défense + 10%). Et pour acquérir des magies, il faudra tenter de les voler à vos adversaires durant les combats, à la manière des "talents de l’ennemi" dans Final Fantasy 7 mais cette fois-ci de manière bien plus poussée. Une fois les magies acquises, il vous suffira de les équiper dans le menu afin de les réutiliser.

Ceci a le bénéfice de rendre le système de combat original. Celui-ci se voit agrémenté d’un système de "limites". Comme dans els autres épisodes de la série, lorsque l’un de vos personnages prend plusieurs coups, cela remplit progressivement un barre qui une fois pleine, permet au eprsonnage en question d’exécuter un coup spécial dévastateur. L’autre originalité est que vous aurez parfois des actions à effectuer pendant ces coups spéciaux (un peu à la FF 12), du genre appuyer le plus rapidement possible sur R1 pour que Irvine tire le maximum de coups avec son fusil à pompe.

Points positifs

Une réalisation quasi cinématographique avait été mise en place dans ce 8ème opus de la série phare du RPG. Pour l’époque les graphismes font partie des plus beaux de la Playstation et surclassaient allègrement ceux de son petit frère FF7. Les séquences cinématiques étaient également de toute beauté, bien que un peu trop nombreuses dans le jeu. Le 8ème épisode a surtout marqué les esprits des joueurs grâce à un mini jeu de cartes révolutionnaire inventé pour l’occasion : le TRIPLE TRIAD. Il serait beaucoup trop long d’expliquer les règles ici mais sachez qu’il s’agit d’un jeu dans lequel vous affrontez les personnages non jouables du monde de FF8 afin de récupérer leurs cartes et de vous composer des decks redoutabels (aux couleurs des personnages et du bestiaire de FF VIII). Ce jeu est tellement additif que beaucoup de joueurs ont passé plus de temps à affronter d’autres joueurs aux cartes que de combattre des ennemis afin de gagner en expérience.

Nobuo Uematsu a également composé une sympathique bande originale qui, loin d’atteindre la qualité des épisodes précédents, arrive à faire frétiller de plaisir nos oreilles. Pour la première fois également dans un épisode de Final Fantasy, le jeu a droit à une chanson originale composée par Nobuo Uematsu himself et interprété par Faye Wong. Cette chanson d’amour reflète assez bien l’histoire d’amour (qui a dit mièvre !!!) entre les deux héros.

Points négatifs

Après un septième épisode qui commençait sur fond de conflit écologique, ici nous avons affaire à une guerre entre deux territoires ennemis mais qui manque de profondeur car très vite le scénario se recentre sur l’histoire d’amour entre Squall (avec son gros balai dans le derrière) et Rinoa (et sa naïveté de collégienne). Les dialogues étant tellement nombreux (et sans grand intérêt) que le joueur devra être motivé du bouton X afin de faire défiler les dialogues interminables. La fin du jeu tourne quelque peu au n’importe quoi dans le scénario avec un mélange de "Tintin a marché sur la Lune" et de coup de foudre à Notting Hill (je vois vos yeux étonnés et vous avez raison, c’est un mélange plutôt surprenant).

Verdict : Un scénario qui traine en longueur dans un univers un poil trop futuriste dans lequel le joueur lambda de RPG aura du mal à trouver ses marques ; voila comment on pourrait résumer ce huitième épisode. Même s’il regorge de bonnes idées, d’un système de combat agréable, de personnages haut en couleurs, et surtout d’un mini jeu démentiel, le scénario dans sa globalité et l’univers créé par Tetsuya Nomura n’arrivera pas à déchainer la même passion que son ainé avait provoqué à son arrivée sur le sol français mais reste tout de même un RPG attractif qui a fait connaître de belles heures à la Playstation.